Une entente NÉGOCIÉE
est toujours possible !

Les demandes patronales sont raisonnables et méritent d'être discutées

Une industrie plus flexible, en préservant les conditions des travailleurs, c’est faisable

08 MAI 2017

nego8mai2017v2

Depuis le 1er octobre, l’Association de la construction du Québec, qui représente les 17 000 entrepreneurs en construction des secteurs institutionnel-commercial et industriel, tente de négocier les conventions collectives de ces secteurs avec l’Alliance syndicale. En date du 8 mai, aucune entente n’a encore pu être conclue.

L’Alliance syndicale a délibérément retardé la négociation de plus de 100 jours

Même si la période de négociation a débuté le 1er octobre 2016, la négociation a été délibérément retardée par l’Alliance syndicale pendant plus de 100 jours. En plus, il a fallu plus de 60 jours à la table de négociation pour que débute la discussion sur les vrais enjeux. Tous ces retards ont repoussé inutilement la possibilité de conclure une entente. Nous sommes donc en droit de nous demander si ce n’est pas une tactique de l’Alliance pour ne pas négocier et pour rejeter les demandes légitimes des employeurs. À ce sujet, vous pouvez consulter l’ACQ-Négo du 3 mai.

Une grève le 22 mai ?

Les salariés des secteurs IC\I pourraient exercer leur droit de grève dès le 22 mai prochain si aucune entente n’a lieu. L’industrie de la construction représente près de 12 % du PIB du Québec. Une grève aurait des répercussions négatives sur l’ensemble de l’économie du Québec.

Une entente demeure possible

Depuis le début de la négociation, les parties ont fait des rapprochements. Les négociateurs de l’ACQ ont consenti à plusieurs demandes syndicales, moyennant certaines modalités. L’ACQ a fait preuve d’ouverture, elle n’est pas restée sur ses positions du début de la négociation et a fait preuve de beaucoup de souplesse. Nous ne pouvons en dire autant de la part de l’Alliance qui est restée campée sur ses acquis. Par contre, nous osons croire que notre ouverture finira par porter ses fruits et nous permettra d’en arriver à une entente négociée.

Oui, c’est faisable d’avoir une industrie plus flexible tout en préservant les conditions des travailleurs

Bien que l’industrie soit en décroissance, les patrons ne veulent pas sabrer dans les salaires des salariés de la construction. Ils veulent obtenir des gains de flexibilité et de productivité qui leur permettront d’accroître leur performance sans heurter les salariés. Ils veulent aussi arrimer certaines conditions de travail des salariés de la construction du Québec avec celles des autres provinces canadiennes, et avec celles qui prévalent dans les autres industries du Québec. Considérant que les taux horaires des salariés de la construction sont élevés, comme l’indique le tableau suivant, il est tout à fait normal que les patrons demandent d’arrimer des conditions de travail avec d’autres secteurs de l’économie du Québec.

Comparaison des salaires horaires Québec, 2014-2016
ProfessionSalaire horaire médian ($/h)
Salariés de la construction¹ 36,87
Enseignants/enseignantes au niveau secondaire 36,81
Policiers/policières 36,00
Physiothérapeutes 32,92
Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées 32,00
Travailleurs sociaux/travailleuses sociales 30,00
Pompiers/pompières 30,00
Personnel ambulancier et paramédical 29,00
Vérificateurs/vérificatrices comptables 28,85
Techniciens/Techniciennes de réseau informatiques 28,25
Éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance 20,00

Source : Emploi Québec, Classification nationale des professions : CNP, Salaire horaire estimé au Québec, 2014-2016
¹ Conventions collectives IC/I, Médian des salaires d’un électricien, monteur d'acier de structure, tuyauteur, briqueteur, charpentier-menuisier, 2014-2016

La solution passe par une entente

Tout le monde devrait retenir la leçon qu’il faut commencer plus tôt, mais on ne peut revenir en arrière ni rattraper le temps perdu. Les stratégies syndicales de pelleter la négociation en avant n’ont que des effets néfastes tant pour les travailleurs que pour les employeurs.

Une entente négociée pour une industrie plus flexible tout en conservant les conditions des travailleurs a toujours été possible avant le 30 avril et demeure la priorité de l’ACQ. C’est faisable !


Plus d'articles sur la négo:

Asociation de la construction du Québec

Contactez un conseiller en relations du travail ACQ

Québec
418 687-1992

Sherbrooke
819 566-7077

Gatineau
819 770-1818

Rimouski
418 724-4044

Trois-Rivières
819 840-1286

Drummondville
819 477-1448

Sainte-Catherine
450 638-2005

Sept-Îles
418 968-9302

Saguenay
418 548-4678

Montréal et environs
514 354-0609

nego@prov.acq.org