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Un règlement négocié n’est pas possible à ce moment-ci pour les secteurs IC/I de l’industrie de la construction

(Montréal, 24 juin 2013) - L'Association de la construction du Québec (ACQ) confirme qu’après un blitz de 36 heures de négociation dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel, celui-ci n'a pas permis d’en arriver à une entente négociée. Malgré tous les efforts déployés par la partie patronale, qui a proposé des avancées pour débloquer les discussions, nous avons constaté l’entêtement des syndicats à ne pas vouloir négocier les demandes patronales et à ne pas faire l’effort de dépasser leur intérêt corporatif pour prendre des mesures afin d’améliorer notre industrie. Ceci nous oblige à réaliser qu’un règlement n’est pas possible à ce moment-ci.

L’ACQ, au cours des discussions, a cherché des solutions pour répondre aux préoccupations des travailleurs telles que demandées par l’Alliance syndicale. Cependant, elle ne peut consentir à renforcer des mesures qui ne correspondent plus à l’évolution des marchés et des pratiques et qui n’auront pour conséquence que de préserver les intérêts de certains métiers. L’ACQ est toujours préoccupée par l’intérêt du plus grand nombre de travailleurs et refuse d’étendre la culture du secteur industriel au secteur institutionnel-commercial qui n’a pas la même réalité.

Au cours des discussions, l’ACQ a tout de même répondu à une exigence de la partie syndicale en retirant sa demande sur la rémunération du temps supplémentaire, ce qui par ailleurs devait débloquer l’ensemble de la négociation. Cependant, l’ACQ s’est vite rendue compte que les exigences allaient bien au-delà de ce retrait, l’Alliance revenant à la charge sur toutes les demandes patronales tout en maintenant ses propres demandes, ce qui aurait pour conséquence d’augmenter démesurément la facture du client.

Ce que nous avons vécu ces derniers jours avec les syndicats nous a permis de constater que ce conflit va bien au-delà d’un simple renouvellement des conventions collectives. L’Alliance a profité de cette conjoncture pour rétablir son rapport de force sur les employeurs, les donneurs d’ouvrage et le gouvernement tout en démontrant sa capacité à mobiliser les travailleurs.

Force est de constater qu’une véritable négociation n’a jamais eu lieu et que tout le temps passé cette fin de semaine n’aura servi à rien. L’ACQ n’a plus le choix, elle doit envisager la pertinence d’une loi spéciale. Un retour au travail forcé, des conditions de travail imposées, pourront-ils contrebalancer les effets d’un conflit qui risque de s’envenimer au cours des prochains jours ?

Les salariés pourront retourner au travail s’ils le désirent, car rien ne les oblige à respecter la ligne de piquetage. Ajoutons à cela l’impatience grandissante et justifiée des donneurs d’ouvrage et l’impact sur l’économie québécoise, tout en considérant que les travailleurs en seront à une 2e semaine sans salaire doivent être des facteurs à analyser. En fait, nous cherchons à éviter le chaos.

L’ACQ a reçu un mandat clair des employeurs qu’elle représente. Il faut de la flexibilité dans les conventions collectives pour ensuite présenter une facture raisonnable aux clients. Rappelons que l’ACQ a toujours contribué à l’amélioration des relations de travail dans la construction en signant 12 ententes négociées sans moyen de pression et ceci, depuis 1995.


À propos de l’ACQ
Par le biais de ses différents mandats de promotion et de défense des intérêts des entrepreneurs en construction, l’ACQ représente plus de 16 000 entreprises qui emploient plus de 100 000 travailleurs. Ses membres, travaillant principalement dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel (IC/I), comptent plus de 60 % des 158 millions d’heures travaillées prévues dans l’industrie en 2013. Selon la Loi R-20, l’ACQ est l’agent patronal négociateur pour tous les employeurs des secteurs IC/I. Elle est également présente dans le secteur résidentiel par l’entremise de ses plans de garantie Qualité Habitation et Qualité Rénovation.

Pour information :
Eric Côté | Relations médias
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