Association de la construction du Québec

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L’ACQ déplore l’échec de la médiation établie par le gouvernement du Québec

Négociation

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L’Association de la construction du Québec (ACQ) constate avec une vive déception l’échec du processus de médiation que le gouvernement du Québec a établi avec le projet de loi nº 142, et par le fait même l’impossibilité de conclure une entente de principe négociée dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel (IC/I). En pratique, c’est la stratégie syndicale de refuser systématiquement de discuter des demandes patronales qui est la cause de cet échec, sa détermination à miner la négociation étant justifiée par sa volonté de forcer un arbitrage.

Dans le respect du mandat de négociation que les entrepreneurs lui ont confié et réitéré à plusieurs reprises, l’ACQ a privilégié dès le début une approche gagnant-gagnant basée sur les intérêts communs des parties concernées afin de pouvoir aménager des conventions collectives de travail sans sabrer les conditions des travailleurs. Cette approche mise de l’avant dès le début des négociations s’est concrétisée en compensant chaque demande de gain de flexibilité ou d’efficacité réclamée aux travailleurs afin que ces derniers n’y perdent pas au change. De plus, lors du dépôt de sa dernière offre, l’ACQ s’est assurée que ses demandes n’allaient pas à l’encontre de la conciliation travail-famille, si chère aux travailleurs.

Les demandes de flexibilité ou d’efficacité des employeurs sont parfaitement justifiées quand on connaît la réalité de marché particulière à laquelle fait face l’industrie, les secteurs IC/I étant très sensibles à la concurrence et aux coûts puisqu’ils sont les seuls à l’intérieur desquels beaucoup de projets peuvent être tout aussi bien réalisés en dehors du Québec. Les employeurs sont mécontents que ces enjeux, qui constituent une source de conflit perpétuel, perdurent d’une négociation à l’autre. Ils ont d’ailleurs fait du règlement de cette problématique une priorité qu’ils ont réitérée à quatre (4) reprises aux négociateurs patronaux, lors des validations de leur mandat.

Pour l’ACQ, la non-mobilité de la main-d’œuvre, de même que la flexibilité des horaires et le niveau actuel de la rémunération des heures supplémentaires, s’avèrent des entraves lourdes et coûteuses qui doivent être abordées de façon ouverte, sereine et constructive. Malheureusement, l’Alliance syndicale a catégoriquement refusé non seulement de les aborder à la table de négociation, mais même de les considérer. Comme la fin de la médiation ne signifie pas pour autant celle des négociations, l’ACQ croit néanmoins qu’il est toujours possible d’en arriver à une convention collective moderne et à une paix durable dans l’industrie de la construction, et ce, dans le cadre d’une entente négociée et non pas imposée au terme d’un arbitrage.

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Guillaume Houle
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