Pénurie de main-d’œuvre : l’ACQ s’inquiète des pratiques de surenchère salariale sur les chantiers
4 mai 2026
Communiqués
L’Association de la construction du Québec (ACQ) réagit avec inquiétude aux informations rapportées dans les médias aujourd’hui concernant un phénomène grandissant où certains exigent des rémunérations additionnelles en marge des conditions prévues aux conventions collectives.
La pénurie de la main-d’œuvre dans l’industrie atteint un point critique et crée maintenant un déséquilibre qui favorise l’apparition de ce genre de situation, créant ainsi une pression à la hausse sur les coûts des projets.
Respect des conventions collectives : une base essentielle
L’ACQ tient à rappeler que les conditions de travail dans l’industrie de la construction sont le fruit de négociations rigoureuses entre les parties patronales et syndicales. Ces ententes assurent un équilibre entre une rémunération juste pour les travailleurs et une capacité de payer réaliste pour les employeurs et les donneurs d’ouvrage.
Le respect des conventions collectives n’est pas optionnel. Permettre ou tolérer des pratiques parallèles de rémunération crée un précédent dangereux pour l’ensemble de l’industrie. L’ACQ en appelle à tous les intervenants de l’industrie pour respecter les dispositions des conventions collectives. La non-conformité à la hausse, comme celle à la baisse, doit être combattue avec autant de rigueur par tous.
Une question d’équité… et de viabilité économique
Ces pratiques soulèvent un enjeu majeur d’équité entre les entreprises. Les entrepreneurs qui respectent les règles se retrouvent désavantagés face à ceux qui cèdent à la pression pour attirer ou retenir de la main-d’œuvre.
Au-delà de l’équité, c’est également la capacité de payer des donneurs d’ouvrage — publics comme privés — qui est directement affectée. Dans un contexte déjà marqué par une forte hausse des coûts de construction, toute dérive additionnelle compromet la réalisation de projets essentiels, notamment en habitation et en infrastructures.
L’urgence de former plus de travailleurs de la construction
La pénurie de main-d’œuvre est bien réelle, mais elle ne doit pas servir de prétexte à des pratiques qui fragilisent nos règles du jeu. La solution passe par l’attraction, la formation et la productivité. L’ACQ appelle à une mobilisation collective afin de mettre sur pied un plan d’action d’envergure pour la formation de la main-d’œuvre en construction.
L’ACQ réitère sa volonté de collaborer avec les partenaires de l’industrie, dont la Commission de la construction du Québec (CCQ), afin d’assurer le respect du cadre établi.
À propos de l’ACQ
Principal groupe de promotion et de défense des intérêts des entrepreneurs de l’industrie québécoise de la construction, l’Association de la construction du Québec (ACQ) est le plus important regroupement multisectoriel à adhésion volontaire de cette industrie. En vertu de la loi R-20, l’ACQ est l’agent patronal négociateur pour tous les employeurs des secteurs institutionnel-commercial et industriel (IC/I). L’ACQ représente plus de 20 000 entreprises qui génèrent plus de 64 % des heures totales travaillées et déclarées dans l’industrie. Elle est également présente dans le secteur résidentiel, notamment parce que les heures travaillées lors de la construction d’immeubles résidentiels de 6 étages ou plus sont déclarées dans le secteur commercial, ainsi que par l’entremise de sa filiale ACQ-Résidentiel. Grâce à un réseau de 10 associations régionales implantées dans 17 villes du Québec, elle offre à ses membres une multitude d’outils et de services.
Pour information :
Félix Rhéaume | Directeur, Affaires publiques et gouvernementales
Cellulaire : 514 912-2639
rheaumef@acq.org